RD Congo 3-1 Ouzbékistan : Un doublé de Wissa offre un retour spectaculaire
ATLANTA — Dans un match de phase de groupes de la Coupe du monde qui s’est déroulé dans le chaudron du Mercedes-Benz Stadium, la RD Congo a réalisé un retour spectaculaire en seconde période pour battre l’Ouzbékistan 3-1, décrochant ainsi une place en phase à élimination directe…
Publié : June 28, 2026

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# RD Congo 3-1 Ouzbékistan : Un doublé de Wissa offre un retour spectaculaire
ATLANTA — Dans un match de phase de groupes de la Coupe du monde qui s’est déroulé dans le chaudron du Mercedes-Benz Stadium, la RD Congo a réalisé un retour spectaculaire en seconde période pour battre l’Ouzbékistan 3-1, décrochant ainsi une place en phase à élimination directe et condamnant ses adversaires à une sortie déchirante. Le résultat, scellé par un doublé de Yoane Wissa et une frappe de Fiston Mayele, constitue la première victoire du tournoi pour les Congolais, qui devaient absolument gagner pour se qualifier. Pour l’Ouzbékistan, le rêve d’obtenir son premier point en Coupe du monde s’est envolé dans les dernières minutes après avoir conservé l’avantage pendant plus d’une heure.
La première minute du match a provoqué un choc qui a réduit au silence une partie significative du public. L’attaquant vétéran ouzbek Eldor Shomurodov, un joueur réputé pour ses moments décisifs, a frappé avec une efficacité dévastatrice. Dans les 60 premières secondes, une série de passes a ouvert la défense congolaise, et Shomurodov, faisant preuve des instincts prédateurs qui ont marqué sa carrière, a poussé le ballon au fond des filets. Ce but, chronométré officiellement à une minute, a été un coup de massue pour les ambitions de la RD Congo. Arrivés à Atlanta en sachant qu’un match nul ne suffirait pas pour se qualifier, ils devaient désormais courir après le score face à une équipe qui avait fait preuve de discipline lors de ses premiers matches de groupe.
Cette ouverture du score précoce a forcé la RD Congo à abandonner toute approche timide. Pour le reste de la première mi-temps, ils ont dominé la possession mais ont eu du mal à transformer leur avantage territorial en occasions franches. L’Ouzbékistan, confortable dans un bloc défensif compact, s’est replié et a invité la pression, comptant sur son organisation pour préserver l’avance. Leur plan de jeu était simple : protéger le but que Shomurodov leur avait offert, et espérer une contre-attaque qui scellerait le résultat. Pendant de longues minutes, cela a fonctionné. Le milieu de terrain congolais, énergique mais manquant de tranchant, s’est heurté à un mur de maillots bleus. Les centres ont été repoussés, les tirs de loin bloqués, et le gardien ouzbek Utkir Yusupov n’a pas eu grand-chose à faire.
Au fil de la première mi-temps, la frustration congolaise est devenue palpable. Leur meilleure occasion est venue d’un coup de pied arrêté, mais une tête a filé à côté. L’ambiance dans le stade, d’abord électrique d’impatience, a commencé à retomber tandis que le tableau d’affichage restait inchangé à la pause. Avec une mi-temps restante, l’Ouzbékistan était à 45 minutes d’un résultat qui aurait réécrit l’histoire footballistique de leur nation : un premier point en Coupe du monde, obtenu lors de seulement leur deuxième match à ce niveau.
La seconde mi-temps a commencé avec une RD Congo faisant preuve d’une plus grande urgence. Le sélectionneur Sébastien Desabre a effectué un ajustement tactique, poussant ses latéraux plus haut et demandant à ses milieux de terrain de prendre plus de risques. Les premiers échanges ont été décousus, les deux équipes se rendant coupables de passes mal ajustées et de contrôles approximatifs. Pourtant, la pression congolaise s’est lentement intensifiée. À la 68e minute, elle a enfin percé. Une percée dans la surface par un attaquant congolais a provoqué un tacle maladroit d’un défenseur ouzbek. Le penalty était clair, le contact indéniable. Yoane Wissa, l’attaquant de Brentford qui avait été le point focal des efforts offensifs de son équipe, s’est avancé pour tirer le penalty. Il a envoyé le gardien du mauvais côté, plaçant le ballon bas et fort dans le coin. L’égalisation a envoyé une vague de soulagement sur le banc congolais et enflammé les tribunes. À partir de ce moment, l’élan a basculé de manière décisive.
L’Ouzbékistan, soudainement exposé, a eu du mal à se recomposer. Sa ligne défensive, si disciplinée en première mi-temps, a commencé à montrer des fissures. Le milieu de terrain, chargé de protéger la défense à quatre, s’est retrouvé débordé. La RD Congo a senti le sang. À la 78e minute, ils ont frappé à nouveau. Fiston Mayele, un attaquant entré en jeu plus tôt en seconde période, a surgi sur un ballon perdu dans la surface après une mêlée. Alors que la défense ouzbèke était en plein désarroi, Mayele a réagi le plus vite, déclenchant une frappe qui a battu le gardien côté proche poteau. Le stade a explosé alors que la RD Congo complétait son retour. Menés 1-0, ils menaient désormais 2-1 à moins de 15 minutes de la fin.
L’Ouzbékistan, désespéré de sauver quelque chose, a jeté ses forces en avant pour chercher l’égalisation. Ils avaient goûté à la possibilité d’un point historique, et la peur de tout perdre les a poussés à abandonner leur bloc défensif. Mais ce faisant, ils se sont exposés aux contres. La RD Congo, jouant désormais avec la confiance d’une équipe qui avait retrouvé son identité, a exploité les espaces sans pitié. Le coup de grâce est venu dans les arrêts de jeu de la première mi-temps – 91 minutes s’étaient écoulées lorsque Wissa a complété son doublé. Un débordement sur le flanc droit a conduit à un centre dans la surface, et Wissa, à l’affût au second poteau, a poussé le ballon au fond d’une finition calme. Le but était sans enjeu pour le résultat, mais il a ajouté une touche flatteuse au score qui reflétait la domination de la seconde période.
Lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match, les joueurs congolais se sont effondrés dans la célébration. Leur première victoire du tournoi était arrivée au moment parfait, les propulsant en seizièmes de finale. Pour l’Ouzbékistan, la douleur était aiguë. Ils avaient été à 22 minutes plus les arrêts de jeu de décrocher ce premier point tant convoité en Coupe du monde. Le but précoce de Shomurodov leur avait donné la plateforme, mais l’incapacité à tenir le score face à un adversaire ressuscité les hantera. Leur tournoi se termine sans point, mais ils repartent en sachant qu’ils ont été à un cheveu d’une percée.
Le match a été un match de deux mi-temps, mais plus précisément, c’est l’histoire d’un moment qui a tout changé. Le penalty accordé à la 68e minute a été le pivot sur lequel le résultat a basculé. Avant cela, l’Ouzbékistan était organisé, discipliné et en route pour accomplir quelque chose d’historique. Après, c’était une équipe qui se désintégrait, incapable d’endiguer la vague de l’élan congolais. Les signes avant-coureurs étaient là dans les minutes précédant le penalty – les Congolais accumulaient la pression, gagnaient les deuxièmes ballons et forçaient les erreurs – mais le penalty lui-même a été le point d’inflexion décisif.
Pour la RD Congo, la victoire a été un témoignage de résilience. Revenir au score n’est jamais facile, surtout dans un match de Coupe du monde avec des enjeux éliminatoires. Pourtant, ils n’ont pas paniqué après le but précoce de Shomurodov. Ils sont restés fidèles à leur plan, ont augmenté le tempo en seconde période et ont saisi leurs chances lorsqu’elles se sont présentées. Wissa, avec deux buts, était le héros évident, mais l’effort collectif était indéniable. La défense, fragile en début de match, s’est resserrée après l’égalisation. Le milieu de terrain, débordé en première période, a imposé son contrôle en seconde. Et les remplaçants, Mayele en particulier, ont eu un impact tangible.
L’Ouzbékistan repensera à ce match avec regret, mais aussi avec un sentiment de progrès. Ils n’avaient jamais été aussi proches auparavant. Mener un match de Coupe du monde pendant plus de 90 minutes – y compris les arrêts de jeu – pour finalement perdre est un sort cruel. Pourtant, le problème fondamental était clair : lorsque la pression est montée, ils n’ont pas pu la gérer. Leur discipline s’est évaporée, leurs prises de décision ont vacillé, et ils ont encaissé trois buts dans une seconde période chaotique. Face à une équipe plus expérimentée, ces erreurs se paient.
L’ambiance au Mercedes-Benz Stadium, une enceinte ayant accueilli de grands événements sportifs mais rarement un match de Coupe du monde d’une telle complexité émotionnelle, a été électrique tout au long. Les supporters congolais, malgré le revers précoce, n’ont jamais cessé de chanter. Les fans ouzbeks, pleins d’espoir si longtemps, se sont tus dans les dernières phases. Pour une équipe, la joie ; pour l’autre, le chagrin.
La RD Congo se qualifie désormais pour les seizièmes de finale, une étape où tout résultat est possible. Leur première victoire du tournoi est arrivée au moment parfait, et l’élan de ce retour pourrait s’avérer inestimable. Pour l’Ouzbékistan, le rêve est terminé, mais les leçons sont claires. Ils étaient à 22 minutes de l’histoire. La prochaine fois, ils devront conclure.

