France 2-0 Morocco
Il faut comprendre ce qu’un quart de finale fait à une équipe. Ce n’est pas un match de phase de groupes où l’on peut perdre et encore se qualifier. Ce n’est pas un huitième de finale où
Publié : July 10, 2026

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# France 2-0 Maroc : Le penalty manqué de Mbappe ne fait pas dérailler la France
Foxborough, Massachusetts. Gillette Stadium. Un quart de finale de Coupe du monde. Et pendant les vingt-huit premières minutes, on a eu l’impression que tout le tournoi allait basculer. Les Français, avec tout leur pedigree, ont obtenu un penalty. Kylian Mbappe, l’homme dont chaque geste est regardé par des millions de personnes, s’est avancé. Il a manqué. Le ballon n’est pas entré. C’est tout ce que dit le bilan : penalty manqué. Mais dans le football italien, un penalty manqué n’est jamais qu’un simple échec. C’est une conversation avec les fantômes du match. Cela change tout. La foule, mélange de rouge marocain et de bleu français, a laissé échapper un soupir collectif. Les Marocains ont flairé le sang. Les Français se sont regardés. La première mi-temps s’est poursuivie, mais le rythme était rompu. La France avait la possession, mais elle était stérile. Le Maroc, discipliné et courageux, gardait son organisation. Aucune autre occasion notable. La mi-temps s’est achevée sur un 0-0. Dans les tribunes, quelqu’un allumait déjà une cigarette, songeant à ce qui aurait pu être.
Il faut comprendre ce qu’un quart de finale fait à une équipe. Ce n’est pas un match de phase de groupes où l’on peut perdre et encore se qualifier. Ce n’est pas un huitième de finale où l’adversaire est peut-être plus faible. C’est le moment où les réputations se forgent ou se brisent. Et Mbappe, après son échec, portait un poids que seuls les grands connaissent. Il n’est pas seulement un joueur ; il est une idée. Sur les piazzas de Rome, où je regardais avec un groupe d’amis qui prétendent ne supporter personne d’autre que l’Italie, nous l’avons tous ressenti. L’espresso était amer. Le silence était assourdissant. La seconde mi-temps devait apporter autre chose.
Ce fut le cas. À la 60e minute, l’ouverture du score. D. Doue, un jeune joueur dont le nom semble appartenir à un peintre ou à un poète, a fait une passe à Mbappe. La finition fut tranchante, nette, sans hésitation. Le ballon a frappé le filet. Le stade a explosé. Le soulagement de Mbappe était visible. Il a couru, non pas avec joie, mais avec soulagement. Le banc français s’est levé. Les Marocains ont baissé la tête. Mais ce n’est pas une équipe qui abandonne facilement. Deux minutes plus tard, à la 62e minute, le Maroc a effectué un double changement. A. Bouaddi et B. El Khannouss sont entrés. Des jambes fraîches. Un nouveau plan. Mais avant que ce plan puisse prendre forme, le sifflet de l’arbitre a retenti à nouveau. À la

